Le RGPD et le mailing marketing

Le RGPD, ou Règlement Général de Protection des Données, est là pour protéger le consommateur européen. Beaucoup de choses ont changé au vu des récentes évolutions technologiques telles que les objets connectés ou l’intelligence artificielle.

Aujourd’hui, on vous prépare aux grands changements de ce règlement européen adopté le 14 avril 2016, auquel il faudra se conformer dès le 25 mai 2018.

 

CE QU’IL FAUT RETENIR DES MODIFICATIONS

  • Désormais, l’obtention d’un consentement de vos abonnés plus explicite sera obligatoire, il devra être le résultat d’une action et être librement donné ;
  • Il faudra préciser à l’abonné l’utilisation qui sera faite de ses données personnelles sans que celle-ci ne puisse être modifiée ;
  • Les abonnés devront pouvoir obtenir une copie de leurs coordonnées et les modifier quand ils le souhaitent ;
  • Les abonnés pourront annuler leur consentement dès qu’ils le souhaitent.

 

LES CHANGEMENTS EN PRATIQUE

Les modifications concernent essentiellement l’opt-in. Mais qu’est-ce que l’opt-In ? C’est le fait d’obtenir l’autorisation d’une personne à rejoindre votre base de données.

Il existe plusieurs solutions à cet effet mais certaines deviennent interdites :

  • L’opt-out : Interdit

C’est le fait d’inscrire d’office les internautes à votre base de données. Par exemple, sur simple base d’un formulaire de contact, de devis, de réservation, etc.

  • L’opt-in passif : Interdit

C’est le fait de forcer les internautes à devenir l’un de vos abonnés. Par exemple, une case « m’inscrire à la newletter » pré-cochée ou encore une obligation de cocher cette dernière pour pouvoir passer à l’étape suivante d’un formulaire (ex : concours, contact, etc.)

  • L’opt-in actif : Autorisé (mais délicat en termes de preuve)

C’est le fait de laisser le choix aux internautes de s’inscrire ou non. Il est libre de cocher la case « m’abonner à la newsletter » et est parfaitement conscient de son choix.

Ce procédé reste délicat en termes de « preuve d’inscription ». Les premiers cas de jurisprudence nous en diront surement plus à ce sujet.

  • Le double opt-in : Autorisé (et conseillé)

Les internautes doivent demander à s’inscrire comme dans le procédé dans l’opt-in actif mais doivent en plus confirmer leur demande. Par exemple, par le biais d’un lien dans un mail type « Vous avez demandé à recevoir notre newsletter. Cliquez ici pour confirmer votre inscription ».

Le double opt-in est donc le plus fiable mais qu’on se le dise, le nombre d’inscrits sera bien plus faible qu’avec l’opt-in actif car la démarche est plus complexe.

 

Dans tous les cas, il faudra donc :

  • Garder toutes les traces de l’Opt-In : les documents/mails qui prouvent que les abonnés ont bien donné leur consentement ;
  • Utiliser les données des abonnés uniquement pour l’utilisation prévue et pour laquelle ils ont accepté de s’inscrire.

 

QUE DOIS-JE FAIRE AVEC MA BASE DE DONNEES ACTUELLES ?

Vous avez donc le choix dans la manière de fonctionner pour être en règle d’ici le 25 mai 2018.

Soit, vous avez la preuve que vos abonnés sont consentants quant à l’usage actuel de leurs coordonnées et vous pouvez donc les garder.

Soit, vous envoyez une nouvelle fois une demande de consentement à vos abonnés et dans ce cas, vous prenez le risque de perdre un bon nombre de contact par manque de retour.

Le must est de demander une confirmation de consentement avec une technique de double opt-in. Faites-le de manière sympa avec un chouette copy dans un mail qui permet de donner envie à l’abonné de le rester.

 

ADAPTEZ VOTRE FONCTIONNEMENT

Pensez à mettre votre site web (et plugins éventuels) en ordre :

  • Optez pour l’opt-in actif ou le double opt-in lors du processus d’inscription des internautes ;
  • Prévoyez une page de votre site web dans laquelle vous expliquez l’utilisation qui est faites des données des abonnés et que celle-ci ne pourra pas sortir du cadre annoncé.
  • Prévoyez dorénavant un lien pour que les abonnés puissent modifier leurs données (ex: « Je souhaite modifier mes données ») et un second lien pour que les abonnés puissent facilement se désinscrire (ex: « Me désabonner »).

Voilà, vous avez toutes les cartes en main pour éviter des mésaventures liées à cette loi européenne qui annonce d’importantes amendes administratives (de 10 à 20 M d’€ ou 2 à 4% du chiffre d’affaires annuel mondial en fonction de la catégorie de l’infraction).

Vous l’avez compris, plusieurs choses sont sans doute à changer dans votre travail de Newsletter. N’oubliez pas d’être prêt pour le 25 mai 2018 !

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